Le dédit est une somme d'argent prévue dans un contrat permettant à l'une des parties de se désengager librement de l'opération en la versant à l'autre partie. Il s'agit donc d'un droit de rétractation contractuel : celui qui renonce à poursuivre la vente ou la location paie la somme convenue et met fin à son engagement. Le dédit n'est pas une sanction mais une faculté de renoncement, à la différence de la clause pénale qui punit l'inexécution du contrat.
Le dédit est souvent confondu avec l'indemnité d'immobilisation ou les arrhes. Les arrhes permettent à l'une ou l'autre des parties de se désengager, alors que le dédit est généralement réservé à l'une d'entre elles seulement. Il est librement fixé dans le contrat. En immobilier, le dédit peut figurer dans un avant-contrat pour permettre au vendeur ou à l'acquéreur de renoncer sans recourir à la justice. Le notaire s'assure que cette faculté est clairement rédigée pour éviter toute ambiguïté lors de son exercice.