Le droit de préemption est la faculté pour une personne publique ou privée d'acquérir un bien en priorité, avant tout autre acheteur, lorsqu'il est mis en vente. Ce droit s'exerce notamment par les communes dans le cadre du droit de préemption urbain (DPU), afin de réaliser des projets d'aménagement ou de logement. Il existe aussi des droits de préemption spécifiques, comme celui du locataire ou du fermier. Dans la pratique notariale, le droit de préemption est vérifié avant toute vente immobilière. Le notaire adresse une déclaration d'intention d'aliéner (DIA) à la mairie, qui dispose alors d'un délai pour se prononcer. Cette étape garantit la sécurité juridique de la transaction.
Le délai de réponse de la mairie est de deux mois après réception de la DIA. En l'absence de réponse, la préemption est réputée abandonnée et la vente peut se poursuivre. Si la commune préempte, elle doit payer le prix proposé ou saisir le juge de l'expropriation pour en contester le montant. Le notaire gère toute cette procédure pour le compte des parties.