• 66 % des Français redoutent une baisse de valeur de leur bien liée au climat dont 23 % « beaucoup » (enquête Notariat Services / immonot.com, août 2025)
• 88 % des répondants prennent désormais en compte les risques climatiques dans leurs choix immobiliers (enquête Notariat Services / immonot.com, août 2025)
• 48,2 % des logements sont classés « insuffisant » en confort d'été au DPE : 9 logements sur 10 inadaptés aux fortes chaleurs (Pouget–IGNES, juin 2026)
• 57 % des acquéreurs intègrent le confort d'été dans leurs critères de recherche (Ipsos BVA / Bouygues Immobilier, juin 2026)
• Le projet de loi Relance logement présenté le 24 juin 2026 repousse l'interdiction de location des passoires F et G, sous conditions de travaux
Menée par Notariat Services auprès des internautes d'immonot.com en août 2025, cette enquête révèle que les Français avaient anticipé la crise : 66 % redoutaient une dépréciation climatique de leur bien,et 88 % intégraient déjà le risque climatique dans leurs décisions immobilières.
La menace climatique n'est pas perçue comme un simple inconfort mais comme un danger économique majeur pour le patrimoine. À la question « Craignez-vous que le climat fasse baisser la valeur de votre bien ? », 23 % répondent « beaucoup » et 43 % « un peu », soit les deux tiers des propriétaires interrogés. Cette prise de conscience précède directement les tensions observées en juin 2026 lors de la canicule historique.
Ces chiffres proviennent directement des utilisateurs du portail immonot.com — acquéreurs et vendeurs en contact avec des études notariales. Ils reflètent les attentes réelles des clients des négociateurs notariaux.
L'étude Pouget Consultants–IGNES de juin 2026 portant sur 8,9 millions de DPE révèle que 48,2 % des logements sont classés «insuffisant » en confort d'été, et 40,7 % « moyen ». Seuls 11 % sont jugés «bons ».
Les maisons individuelles sont davantage touchées (56,7 % en « insuffisant ») que les appartements (42,1 %). Les logements récents ne sont pas épargnés : 35 % des biens classés A ou B au DPE obtiennent malgré tout la mention « insuffisant » en confort d'été.
La raison est structurelle : les normes de construction françaises ont prioritairement traité le confort d'hiver. Sans inertie thermique suffisante ni protections solaires extérieures,l'isolation transforme le logement en piège à chaleur dès que les températures montent — l'effet « bouilloire thermique ».
DÉFINITION : Confort d'été dans le DPE
L'indicateur« confort d'été » du DPE évalue la capacité passive d'un logement à limiter la surchauffe en période caniculaire, sans recours à la climatisation. Noté « bon», « moyen » ou « insuffisant », il repose sur l'orientation, l'inertiethermique, la qualité des vitrages et la présence de protections solaires extérieures. Un logement bien classé énergétiquement en hiver peut tout à fait être « insuffisant » en confort d'été.
Selon le sondage Ipsos BVA pour Bouygues Immobilier publié le 3 juin 2026, 80 % des Français déclarent souffrir de la chaleur dans leur logement au moins une fois par an. 57 % des acquéreurs intègrent désormais le confort d'été dans leurs critères de sélection.
L'étude LeBonCoin Immo « Canicule& Immobilier 2026 » publiée le 24 juin 2026 confirme cette tendance : le climat s'impose comme variable de choix du lieu de vie. Parmi les Français envisageant un déménagement climatique, 42 % citent le littoral tempéré, 27 %la montagne, 18 % le nord de la France.
Ces chiffres font écho aux résultats de l'enquête Immonot d'août 2025 : 65 % des répondants se déclaraient déjà prêts à changer de région pour des raisons climatiques (29 % sans hésitation,36 % sous conditions). Les signaux d'alerte remontent depuis plus d'un an sur le portail des notaires.
Pour les négociateurs notariaux,cela se traduit concrètement lors des visites : la chaleur stagnante, l'absence de volets extérieurs ou l'orientation plein ouest sont des défauts désormais visibles et commentés dès le premier passage.
Présenté le 24 juin 2026 en Conseil des ministres, le projet de loi Relance logement du ministre Vincent Jeanbrun repousse l'interdiction de location des logements classés F et G sous conditions :signature d'un contrat de travaux et versement d'un acompte. Le texte sera examiné à l'Assemblée nationale à la rentrée 2026.
Le texte propose de réautoriser la mise en location des 700 000 logements passoires thermiques (classés F ou G), à condition que le propriétaire signe un contrat avec une entreprise de rénovation et verse un acompte. Délai : 3 ans pour les maisons individuelles, 5ans pour les copropriétés.
Le projet intègre également des amendements sur l'adaptation aux fortes chaleurs : facilitation du vote en copropriété pour la pose de volets ou stores, évolution des règles patrimoniales, et meilleure intégration du confort d'été dans les dossiers MaPrimeRénov'. La location des logements classés G est interdite depuis le 1erjanvier 2025.
POINT JURIDIQUE — Passoire thermique et obligations du bailleur(juin 2026)
Un logement classé G au DPE ne peut légalement être mis en location depuis le 1er janvier 2025. Le projet de loi Jeanbrun prévoit une dérogation conditionnelle :engagement contractuel de travaux + acompte versé, délai 3 ans (maison) ou 5ans (copropriété). En l'absence d'adoption définitive, la réglementation actuelle s'applique. Les notaires doivent informer leurs mandants de ce cadre évolutif et des risques associés à une mise en location non conforme.
Le négociateur notarial qui intègre la lecture du confort d'été dès la prise de mandat dispose d'un triple avantage : argumentaire de vente différenciant, outil de négociation chiffré, et positionnement expert. L'enquête Immonot montre que 44 % des propriétaires sont prêts à investir plus de 15 000 € en travaux — ils attendent des conseils.
Les résultats de l'enquête Immonot sont clairs : 44 % des propriétaires interrogés sont prêts à investir plus de15 000 € pour adapter leur logement. Les travaux envisagés combinent confort et protection : 32 % souhaitent une climatisation performante, 28 % renforceraient l'isolation. Ces intentions sont une opportunité commerciale directe pour le négociateur notarial qui sait les accompagner.
Trois actions concrètes permettent d'activer ce levier dès la prise de mandat :
• Lire l'indicateur confort d'été du DPE (et non seulement l'étiquette énergie) : cette information est déjà présente dans le diagnostic. Elle permet de qualifier le bien honnêtement et d'anticiper les objections.
• Chiffrer les travaux d'adaptation avant la mise en vente : un devis pour des stores extérieurs, une VMC ou une isolation de toiture transforme un point faible en levier de négociation. Le logiciel Immonot Pro permet ensuite de valoriser ces informations directement dans les fiches bien et sur les portails de diffusion.
• Intégrer la question climatique dans les comptes rendus de visite : noter l'orientation, les protections solaires et la ventilation naturelle professionnalise la démarche et renforce la confiance de l'acquéreur.
Pour aller plus loin dans la mise en marché, la suite IA Délos accompagne la rédaction d'annonces intégrant les critères de confort thermique estival, et la multidiffusion Immonot assure la visibilité du bien sur l'ensemble des portails partenaires des notaires de France.
Pour développer ces compétences en équipe, les formations Notariat Services proposent des modules dédiés à la négociation immobilière dans un contexte de transition climatique. Le magazine Services Négo documente régulièrement les meilleures pratiques commerciales des études notariales.
«Le confort d'été n'est plus un détail de visite, c'est un critère d'achat. Les négociateurs qui le lisent dans le DPE dès la prise de mandat ne subissent pas les objections de l'acquéreur : ils les anticipent. Notre enquête menée sur immonot.com le montrait déjà en 2025 : les Français associent chaleur et dévalorisation. Le notariat a les données pour faire cette lecture — il faut maintenant les utiliser systématiquement. »
Nathalie Duny — Directrice de la communication, Notariat Services
La canicule de juin 2026 n'est pas un épiphénomène. Elle révèle une inadaptation structurelle que les Français pressentaient déjà : l'enquête Notariat Services / immonot.com d'août 2025 montrait que 66 % craignaient une dévalorisation climatique de leur bien et que88 % intégraient ce risque dans leurs choix. Aujourd'hui, 9 logements sur 10sont inadaptés, 57 % des acquéreurs en font un critère de sélection, et un cadre législatif en pleine évolution redessine les obligations des propriétaires bailleurs.
Intégrer le confort d'été dans les comptes rendus de visite, valoriser les biens performants sur Immonot et accompagner les vendeurs sur les travaux prioritaires : voilà les trois leviers pour transformer une contrainte climatique en avantage commercial. Les formations Notariat Services permettent de structurer un discours commercial adapté aux attentes du marché 2026.
Sources
Enquête Notariat Services / immonot.com — Immobilier et climat, août 2025 (MySweetImmo)
Étude Pouget Consultants / IGNES — Confort d'été DPE, 16 juin 2026 (MonImmeuble)
Projet de loi Relance logement — AFP / France 24, 24 juin 2026
Immonot.com —Portail immobilier notarial de référence

