Canicule et immobilier : le confort d'été, nouveau critère d'achat

Canicule et immobilier : le confort d'été, nouveau critère d'achat
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La canicule historique de juin 2026 place le parc immobilier français sous les projecteurs : 9 logements sur 10 ne sont pas adaptés aux fortes chaleurs (Pouget–IGNES, juin 2026). Une réalité que les Français pressentaient déjà : selon l'enquête menée par Notariat Services auprès des internautes d'immonot.com en août 2025, 66 % redoutaient une dépréciation de leur bien sous l'effet du climat. Pour les négociateurs notariaux, le confort d'été est désormais un argument de vente, un levier de négociation et une question de responsabilité vis-à-vis de l'acquéreur.

Ce qu'il  faut retenir

• 66 % des Français redoutent une baisse de valeur de leur bien  liée au climat dont 23 % « beaucoup »  (enquête Notariat Services / immonot.com, août 2025)
• 88 % des répondants prennent désormais en compte les risques  climatiques dans leurs choix immobiliers (enquête Notariat Services /  immonot.com, août 2025)
• 48,2 % des logements sont classés « insuffisant » en confort  d'été au DPE : 9 logements sur 10 inadaptés aux fortes chaleurs  (Pouget–IGNES, juin 2026)
• 57 % des acquéreurs intègrent le confort d'été dans leurs  critères de recherche (Ipsos BVA / Bouygues Immobilier, juin 2026)
• Le projet de loi Relance logement présenté le 24 juin 2026  repousse l'interdiction de location des passoires F et G, sous conditions de  travaux

Statistique Détail
66 % redoutent une dépréciation climatique de leur bien
(Immonot, août 2025)
88 % intègrent le risque climatique dans leurs choix
(Immonot, août 2025)
9 / 10 logements inadaptés aux fortes chaleurs
(Pouget–IGNES, juin 2026)
44 % prêts à investir + de 15 000 € pour adapter leur logement
(Immonot, août 2025)

Ce que les Français disent déjà : l'enquête Immonot d'août 2025

Menée par Notariat Services auprès des internautes d'immonot.com en août 2025, cette enquête révèle que les Français avaient anticipé la crise : 66 % redoutaient une dépréciation climatique de leur bien,et 88 % intégraient déjà le risque climatique dans leurs décisions immobilières.

La menace climatique n'est pas perçue comme un simple inconfort mais comme un danger économique majeur pour le patrimoine. À la question « Craignez-vous que le climat fasse baisser la valeur de votre bien ? », 23 % répondent « beaucoup » et 43 % « un peu », soit les deux tiers des propriétaires interrogés. Cette prise de conscience précède directement les tensions observées en juin 2026 lors de la canicule historique.

Résultats clés — Enquête Notariat Services / immonot.com, août 2025 Résultat
Craignent une baisse de valeur liée au climat 66 % (23 % beaucoup + 43 % un peu)
Intègrent les risques climatiques dans leurs choix immo 88 %
Prêts à quitter leur région (sans condition ou sous conditions) 65 % (29 % sans hésitation + 36 % sous conditions)
Destination de déménagement : littoral 35 %
Destination : ville moyenne verte 28 %
Destination : nord de la France 12 %
Destination : montagne 9 %
Destination : étranger 6 %
Prêts à investir plus de 15 000 € en travaux d'adaptation 44 %
Travaux envisagés : climatisation performante 32 %
Travaux envisagés : renforcement de l'isolation 28 %

Ces chiffres proviennent directement des utilisateurs du portail immonot.com — acquéreurs et vendeurs en contact avec des études notariales. Ils reflètent les attentes réelles des clients des négociateurs notariaux.

Un parc immobilier massivement inadapté à la chaleur

L'étude Pouget Consultants–IGNES de juin 2026 portant sur 8,9 millions de DPE révèle que 48,2 % des logements sont classés «insuffisant » en confort d'été, et 40,7 % « moyen ». Seuls 11 % sont jugés «bons ».

Les maisons individuelles sont davantage touchées (56,7 % en « insuffisant ») que les appartements (42,1 %). Les logements récents ne sont pas épargnés : 35 % des biens classés A ou B au DPE obtiennent malgré tout la mention « insuffisant » en confort d'été.

La raison est structurelle : les normes de construction françaises ont prioritairement traité le confort d'hiver. Sans inertie thermique suffisante ni protections solaires extérieures,l'isolation transforme le logement en piège à chaleur dès que les températures montent — l'effet « bouilloire thermique ».

DÉFINITION : Confort d'été dans le DPE
L'indicateur« confort d'été » du DPE évalue la capacité passive d'un logement à limiter la surchauffe en période caniculaire, sans recours à la climatisation. Noté « bon», « moyen » ou « insuffisant », il repose sur l'orientation, l'inertiethermique, la qualité des vitrages et la présence de protections solaires extérieures. Un logement bien classé énergétiquement en hiver peut tout à fait être « insuffisant » en confort d'été.

Le confort d'été s'impose dans les décisions d'achat

Selon le sondage Ipsos BVA pour Bouygues Immobilier publié le 3 juin 2026, 80 % des Français déclarent souffrir de la chaleur dans leur logement au moins une fois par an. 57 % des acquéreurs intègrent désormais le confort d'été dans leurs critères de sélection.

L'étude LeBonCoin Immo « Canicule& Immobilier 2026 » publiée le 24 juin 2026 confirme cette tendance : le climat s'impose comme variable de choix du lieu de vie. Parmi les Français envisageant un déménagement climatique, 42 % citent le littoral tempéré, 27 %la montagne, 18 % le nord de la France.

Ces chiffres font écho aux résultats de l'enquête Immonot d'août 2025 : 65 % des répondants se déclaraient déjà prêts à changer de région pour des raisons climatiques (29 % sans hésitation,36 % sous conditions). Les signaux d'alerte remontent depuis plus d'un an sur le portail des notaires.

Pour les négociateurs notariaux,cela se traduit concrètement lors des visites : la chaleur stagnante, l'absence de volets extérieurs ou l'orientation plein ouest sont des défauts désormais visibles et commentés dès le premier passage.

Critère à vérifier en visite Impact sur le confort d’été Levier de négociation
Orientation (plein ouest / sous toiture) Forte surchauffe en fin de journée Devis stores / volets extérieurs
Absence de protections solaires extérieures Principal facteur de classement « insuffisant » Travaux à intégrer dans l’offre
Note confort d’été du DPE Indicateur standardisé, opposable Argument de négociation sur le prix
Ventilation naturelle / logement traversant Rafraîchissement passif efficace Argument valorisant à la mise en marché
Inertie thermique (murs épais, pierre) Fraîcheur naturelle maintenue Point fort dans les biens anciens

Le projet de loi Jeanbrun : ce que les notaires doivent savoir

Présenté le 24 juin 2026 en Conseil des ministres, le projet de loi Relance logement du ministre Vincent Jeanbrun repousse l'interdiction de location des logements classés F et G sous conditions :signature d'un contrat de travaux et versement d'un acompte. Le texte sera examiné à l'Assemblée nationale à la rentrée 2026.

Le texte propose de réautoriser la mise en location des 700 000 logements passoires thermiques (classés F ou G), à condition que le propriétaire signe un contrat avec une entreprise de rénovation et verse un acompte. Délai : 3 ans pour les maisons individuelles, 5ans pour les copropriétés.

Le projet intègre également des amendements sur l'adaptation aux fortes chaleurs : facilitation du vote en copropriété pour la pose de volets ou stores, évolution des règles patrimoniales, et meilleure intégration du confort d'été dans les dossiers MaPrimeRénov'. La location des logements classés G est interdite depuis le 1erjanvier 2025.

POINT JURIDIQUE — Passoire thermique et obligations du bailleur(juin 2026)
Un logement classé G au DPE ne peut légalement être mis en location depuis le 1er janvier 2025. Le projet de loi Jeanbrun prévoit une dérogation conditionnelle :engagement contractuel de travaux + acompte versé, délai 3 ans (maison) ou 5ans (copropriété). En l'absence d'adoption définitive, la réglementation actuelle s'applique. Les notaires doivent informer leurs mandants de ce cadre évolutif et des risques associés à une mise en location non conforme.

Comment activer le confort d'été comme levier commercial dès la mise en marché

Le négociateur notarial qui intègre la lecture du confort d'été dès la prise de mandat dispose d'un triple avantage : argumentaire de vente différenciant, outil de négociation chiffré, et positionnement expert. L'enquête Immonot montre que 44 % des propriétaires sont prêts à investir plus de 15 000 € en travaux — ils attendent des conseils.

Les résultats de l'enquête Immonot sont clairs : 44 % des propriétaires interrogés sont prêts à investir plus de15 000 € pour adapter leur logement. Les travaux envisagés combinent confort et protection : 32 % souhaitent une climatisation performante, 28 % renforceraient l'isolation. Ces intentions sont une opportunité commerciale directe pour le négociateur notarial qui sait les accompagner.

 

Trois actions concrètes permettent d'activer ce levier dès la prise de mandat :

• Lire l'indicateur confort d'été du DPE (et non seulement l'étiquette énergie) : cette information est déjà présente dans le diagnostic. Elle permet de qualifier le bien honnêtement et d'anticiper les objections.
• Chiffrer les travaux d'adaptation avant la mise en vente : un devis pour des stores extérieurs, une VMC ou une isolation de toiture transforme un point faible en levier de négociation. Le logiciel Immonot Pro permet ensuite de valoriser ces informations directement dans les fiches bien et sur les portails de diffusion.
• Intégrer la question climatique dans les comptes rendus de visite : noter l'orientation, les protections solaires et la ventilation naturelle professionnalise la démarche et renforce la confiance de l'acquéreur.

 

Pour aller plus loin dans la mise en marché, la suite IA Délos accompagne la rédaction d'annonces intégrant les critères de confort thermique estival, et la multidiffusion Immonot assure la visibilité du bien sur l'ensemble des portails partenaires des notaires de France.

 

Pour développer ces compétences en équipe, les formations Notariat Services proposent des modules dédiés à la négociation immobilière dans un contexte de transition climatique. Le magazine Services Négo documente régulièrement les meilleures pratiques commerciales des études notariales.

«Le confort d'été n'est plus un détail de visite, c'est un critère d'achat. Les négociateurs qui le lisent dans le DPE dès la prise de mandat ne subissent pas les objections de l'acquéreur : ils les anticipent. Notre enquête menée sur immonot.com le montrait déjà en 2025 : les Français associent chaleur et dévalorisation. Le notariat a les données pour faire cette lecture — il faut maintenant les utiliser systématiquement. »
Nathalie Duny — Directrice de la communication, Notariat Services

FAQ — Canicule, DPE et immobilier notarial

Qu'est-ce que l'indicateur « confort d'été » du DPE et où le trouver ?

Il s'agit d'une note distincte de l'étiquette énergie, présente dans tout DPE réalisé depuis 2021. Elle évalue la résistance passive du logement à la chaleur estivale (orientation, inertie, protections solaires, ventilation) et est classée en trois niveaux : bon, moyen, insuffisant. Un logement classé A en énergie peut tout à fait être noté « insuffisant » en confort d'été.

Les Français sont-ils vraiment sensibles au risque climatique sur leur patrimoine ?

Oui, et depuis plus longtemps qu'on ne le croit. Selon l'enquête Notariat Services / immonot.com d'août 2025, 66 % des répondants craignaient déjà une dépréciation de leur bien liée au climat (23 % « beaucoup », 43 % « un peu »). Et 88 % intégraient les risques climatiques dans leurs choix immobiliers. Ces chiffres proviennent directement du public notarial — acquéreurs et vendeurs en contact avec des études.

Un propriétaire peut-il encore louer un logement classé G en 2026 ?

La location des logements classés G est interdite depuis le 1er janvier 2025. Le projet de loi Relance logement présenté le 24 juin 2026 prévoit une dérogation conditionnelle : signature d'un contrat de rénovation + versement d'un acompte, délai de 3 ans (maison) ou 5 ans (copropriété). Ce texte n'est pas encore adopté ; il sera examiné à l'Assemblée nationale à la rentrée 2026.

Comment le confort d'été impacte-t-il la valeur d'un bien ?

Les biens notés « insuffisant » en confort d'été subissent une décote croissante. L'enquête Immonot 2025 montrait que 66 % des propriétaires associaient dégradation climatique et baisse de valeur. À l'inverse, un logement traversant avec volets extérieurs et bonne inertie thermique bénéficie d'une « valeur verte estivale » qui s'ajoute à sa performance hivernale.

Quels travaux améliorent le plus efficacement le confort d'été ?

L'étude Pouget–IGNES (juin 2026) pointe les protections solaires extérieures comme premier levier. L'enquête Immonot (août 2025) montre que les propriétaires envisagent en priorité la climatisation (32 %) et le renforcement de l'isolation (28 %). Le triptyque le plus efficace reste : occultation extérieure + isolation de toiture + ventilation naturelle améliorée. 44 % des propriétaires sont prêts à y consacrer plus de 15 000 €.

La Tendance Immonot suit-elle l'impact du confort d'été sur les prix ?

La Tendance Immonot, baromètre de référence du notariat français initié par le professeur Bernard Thion en 1998, suit l'évolution des prix de l'immobilier ancien par bassin de vie. Avec la généralisation de la note confort d'été dans les DPE et les résultats de l'enquête Immonot 2025 sur la dépréciation perçue, cet indicateur devrait constituer un signal de valorisation ou de décote dans les prochaines éditions.

En résumé pour les professionnels du notariat

La canicule de juin 2026 n'est pas un épiphénomène. Elle révèle une inadaptation structurelle que les Français pressentaient déjà : l'enquête Notariat Services / immonot.com d'août 2025 montrait que 66 % craignaient une dévalorisation climatique de leur bien et que88 % intégraient ce risque dans leurs choix. Aujourd'hui, 9 logements sur 10sont inadaptés, 57 % des acquéreurs en font un critère de sélection, et un cadre législatif en pleine évolution redessine les obligations des propriétaires bailleurs.

Intégrer le confort d'été dans les comptes rendus de visite, valoriser les biens performants sur Immonot et accompagner les vendeurs sur les travaux prioritaires : voilà les trois leviers pour transformer une contrainte climatique en avantage commercial. Les formations Notariat Services permettent de structurer un discours commercial adapté aux attentes du marché 2026.

Sources

Enquête Notariat Services / immonot.com — Immobilier et climat, août 2025 (MySweetImmo)
Étude Pouget Consultants / IGNES — Confort d'été DPE, 16 juin 2026 (MonImmeuble)
Projet de loi Relance logement — AFP / France 24, 24 juin 2026
Immonot.com —Portail immobilier notarial de référence

Nathalie Duny
Directrice de la communication
Co-dirigeante de Notariat Services, Nathalie Duny œuvre depuis plus de 25 ans aux côtés des notaires pour renforcer leur visibilité et développer leurs stratégies digitales. Sensible à la musicalité des mots, elle aime partager son expérience à travers des articles dédiés à la communication, au marketing immobilier et à l’intelligence artificielle.
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