Les dernières tendances du marché immobilier Immonot confirment ce frémissement :
21 % des correspondants constatent une hausse des ventes, contre seulement 4 % lors de la précédente enquête.
Cet écart marque un véritable changement de dynamique. Dans le même temps, les avis les plus pessimistes reculent, signe que le marché sort progressivement de la phase d’attentisme observée depuis 2023.
Sur le terrain, cette évolution se confirme.
Comme le souligne Sabine Pilimindy, négociatrice notariale àMelun :
« Une légère hausse des avant-contrats ; le marché bouge et devrait encore s’animer avec l’arrivée du printemps. »
Les perspectives restent d’ailleurs orientées à la hausse, même si la prudence reste de mise.
La reprise actuelle repose en grande partie sur l’amélioration des conditions de financement.
Après une forte contraction, la production de crédits immobiliers (hors renégociations) a nettement rebondi, atteignant 12,8 milliards d’euros en décembre 2025, contre 6,9 milliards en février 2024.
Dans le même temps, les taux se stabilisent autour de 3,1% à 3,4 %, redonnant de la visibilité aux ménages et permettant à une partie des acquéreurs de revenir sur le marché.
Cette stabilisation redonne de la visibilité aux ménages et permet à une partie des acquéreurs de revenir sur le marché.
Si les signaux sont positifs, la dynamique reste fragile.
Le marché immobilier demeure étroitement lié à son environnement économique, notamment à l’évolution des taux d’intérêt et à l’inflation.
Le facteur énergétique joue également un rôle croissant. Une hausse durable des prix de l’énergie pourrait freiner la reprise en relançant les tensions inflationnistes.
Par ailleurs, les exigences des acquéreurs évoluent. La performance énergétique devient un critère déterminant dans la décision d’achat, renforçant la segmentation du marché.
Après plusieurs mois de correction, les prix semblent désormais se stabiliser.
Les anticipations de baisse reculent, passant de 58 % à 51 %, tandis que 46 % des répondants misent désormais sur une stabilisation des prix.
Ce retour à l’équilibre s’accompagne d’un changement de comportement des acquéreurs.
Comme l’explique Frédéric Lupis, négociateur à Gagny :
« Les clients recherchent avec l’ambition d’acheter mais ne se laissent pas entraîner dans des surenchères. L’achat se fait à un prix de marché raisonnable. »
Le marché redevient plus lisible, mais aussi plus exigeant.
Les conditions actuelles offrent un environnement plus équilibré :
Mais cette amélioration s’accompagne d’une exigence accrue.
Dans certaines zones, le stock de biens commence à se réduire, ce qui pourrait recréer des tensions si la demande se confirme.
Dans le même temps, tous les biens ne se valent plus. Les logements performants sur le plan énergétique se vendent plus rapidement, tandis que les biens énergivores nécessitent des ajustements plus importants.
Dans ce nouveau cycle de marché, les marges d’erreur se réduisent.
Trois enjeux se dégagent :
Les acquéreurs sont de retour, mais plus attentifs aux prix et à la qualité des biens.
Un bien correctement positionné se vend. Une surestimation ralentit fortement la commercialisation
Qualité des visuels, précision des informations et stratégie de diffusion deviennent déterminantes.
Pour les négociateurs immobiliers d’étude notariale, cette phase de marché est particulièrement stratégique.
Après une période de correction, le marché retrouve progressivement de la fluidité. Mais cette reprise impose davantage de précision dans l’estimation, plus de réactivité dans la commercialisation et une pédagogie renforcée auprès des vendeurs.
Dans ce contexte, les outils numériques, l’analyse de marché et les stratégies de vente innovantes, comme la vente interactive, deviennent des leviers de performance.
Le marché immobilier ne redémarre pas dans l’euphorie.
Il retrouve un équilibre.
Dans ce nouveau cycle, ce sont les professionnels capables d’anticiper, d’expliquer et de structurer la vente qui feront la différence.

