• Si 75% des Français affirment que leur intérieur leur ressemble, le logement est avant tout vécu comme un refuge de stabilité
• 11% des répondants ont déjà éprouvé de la gêne vis-à-vis de leur intérieur, au point de restreindre leur vie sociale
• Le bilan générationnel reste positif pour 48% des Français qui jouissent d'un meilleur confort que leurs parents au même âge
• Bien que son rôle soit crucial pour sécuriser les projets de vie, 22% des Français n'ont jamais sollicité leur notaire pour une vision globale de leur parcours
Pour une grande majorité de Français, l’habitat est avant tout une ancre. 72% des répondants s’enracinent durablement dans leur logement depuis plus de 5 ans, signe d’un besoin viscéral de continuité face aux incertitudes sociales. Ce sentiment d’appartenance au lieu de vie reste fort : 75% estiment que leur intérieur leur ressemble, un lien qui s’est même renforcé pour 37% d’entre eux au fil du temps. Si la réussite sociale s’exprime discrètement, la recherche de stabilité et la sécurité domine les priorités (34%), loin devant la quête de succès (10%) ou les frustrations (5%). Le logement révèle d’abord la personnalité ou un subtil compromis entre plusieurs influences, bien avant les simples contingences budgétaires.
Si 61% affichent une fierté sans faille, l’enquête lève le voile sur un tabou persistant : 11% des Français ont déjà eu honte de leur intérieur au point d’éviter de convier leurs proches. Avant chaque visite, un ballet méticuleux s’organise pour mettre de l’ordre, tandis que beaucoup théâtralisent leur pièce de vie pour l’occasion. Le regard d’autrui reste un moteur complexe : si 53% s’en affranchissent, il demeure une source de valorisation pour 28% des sondés. Pour maintenir ces apparences, certains vont jusqu’à investir à contrecœur ou à justifier leur situation, prouvant que le logement reste, malgré soi, un marqueur social impitoyable.
L’ascenseur résidentiel semble pourtant fonctionner pour une partie de la population. Face au logement de leurs parents au même âge, 48% se félicitent d’un confort et d’une surface supérieurs. Cette progression n’est pas le fruit du hasard, mais souvent d’une amélioration délibérée pour 42% des sondés. Pour leurs propres enfants, les Français font preuve d’humilité : 54% refusent de projeter un destin immobilier précis, préférant leur laisser la liberté de choisir. Le logement devient ainsi le fil rouge des récits générationnels, entre volonté de rupture et désir de transmission d’un standing patiemment acquis.
Le miroir se brouille lorsque l’on confronte le présent aux idéaux d’autrefois. Si 50% vivent aujourd’hui dans un lieu conforme à leurs attentes d’il y a 10 ans, le marché et l’argent restent des verrous puissants pour les autres. Avec une baguette magique, les aspirations se porteraient d’abord sur plus d’espace, une meilleure localisation ou un extérieur supplémentaire. L’inertie et les blocages familiaux freinent également de nombreux répondants dans leur quête du logement idéal, révélant une société pragmatique dont les rêves se heurtent quotidiennement à la réalité économique.
Bien plus qu’un simple administratif, le notaire peut s’imposer comme un conseiller patrimonial de référence, capable d’articuler budget, personnalité et projets durables. En sécurisant les transitions et en anticipant les obstacles financiers qui « verrouillent » les rêves, il transforme les compromis en un levier d’émancipation et concrétise le désir de « plus d’espace et de lumière » en un acte authentique, faisant du logement le miroir fidèle des aspirations.
Pourtant, l’enquête met également en lumière la place encore marginale du notaire dans les choix immobiliers des Français. 22% déclarent n’avoir jamais échangé avec un notaire sur ce sujet, et 29% estiment qu’il y a peu de chances d’influencer leur décision. Toutefois, 35% reconnaissent que son rôle dépend du contexte, et 14% assurent qu’il a déjà ou pourrait peser sur leurs décisions.
Cette enquête nous rappelle que le logement n’est pas qu’une simple adresse ou un actif financier, c’est le cœur battant de notre identité et de notre histoire. Entre le besoin de protection et le désir d’accomplissement, chaque Français tente de construire un intérieur qui lui ressemble, malgré les contraintes du réel. Dans cette quête d’harmonie, le notaire s’impose comme le garant de la sérénité : il sécurise le présent pour libérer l’avenir. Parce que mieux habiter, c’est avant tout s’offrir la liberté d’être soi-même, chez soi.
Découvrez tous les résultats de cette enquête dans l’infographie associée.
Enquête réalisée en janvier 2026 auprès de 1049 abonnés à la newsletter Immonot, représentant un échantillon diversifié de Français intéressés par l’immobilier.
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