« L'utilité du groupement est double. Pour les négociateurs immobiliers, c'est d'abord un espace de formation et de rencontre : ils se forment, font du réseau entre eux, partagent des dossiers. Cette dynamique les emmène à travailler en inter-cabinet, à faire de la délégation de mandat entre offices. Pour les notaires, c'est aussi une façon accélérée de bénéficier de tout l'avantage de la négociation - que ce soit par la délégation, ou pour monter un service de négociation, ce qui nécessite un vrai bagage technique que le groupement apporte dès le départ. »
« La négociation, c'est un honoraire libre - et c'est un vrai plus dans le chiffre d'affaires. On voit aujourd'hui que l'Autorité de la concurrence cherche à abaisser les seuils sur ce qui est tarifé. Il faut donc investir le non-tarifé. Et parmi tous les leviers disponibles, la négociation est celui qui offre le meilleur rapport qualité-prix - et le plus accessible à mettre en place pour générer du chiffre d'affaires. »
« Il faut justement profiter que le contexte soit compliqué. C'est dans un moment de crise qu'on prend les bons réflexes, les bonnes méthodes pour générer des mandats et des ventes - ce qui fera que quand la conjoncture sera de retour, on sera prêt. C'est aussi une période propice parce que les agences n'amènent pas tant de dossiers que ça en ce moment. Ouvrir son service de négociation maintenant, on ne peut se le faire reprocher par personne : on ne dépend de personne. »
La démonstration de Maître Latournerie tient en une idée simple : les études notariales qui construisent leur activité de négociation en période difficile ne subissent pas le marché, elles se positionnent pour le retour de conjoncture. Une logique qui vaut quelle que soit la région.
Pour approfondir : notre analyse Pourquoi la négociation notariale est le levier de développement que les études ne peuvent plus ignorer, avec les chiffres CSN 2025 sur la pression structurelle et les trois points de départ pour structurer l'activité.

