L’enquête a été menée auprès de 942 abonnés à la newsletter Immonot. Parmi les répondants à la question sur leur logement, 66 % sont propriétaires sans crédit. Cette composition donne une tonalité particulière aux résultats : beaucoup s’expriment depuis un patrimoine déjà constitué, avec des interrogations sur son usage, sa conservation et sa transmission. L’aide familiale se lit donc aussi du côté des parents qui envisagent de la donner.
La préférence pour un logement payé invite à explorer ce que le client cherche à sécuriser à travers son projet immobilier.
À niveau de vie comparable, 59 % choisissent 2 500 € nets par mois avec leur résidence principale entièrement payée, contre 17 % qui préfèrent 5 000 € en étant locataires. Les autres ne tranchent pas. Pour 43 %, être propriétaire représente avant tout une sécurité.
Un logement payé s’inscrit dans une histoire. Celle d’un achat, de mensualités intégrées au budget pendant des années, de travaux échelonnés et de choix parfois reportés. Une fois le crédit remboursé, les murs représentent à la fois un acquis et une marge de liberté retrouvée. Envisager un nouveau projet immobilier revient alors à remettre en mouvement cet équilibre.
Pour le négociateur, cette lecture aide à comprendre certaines hésitations. Un propriétaire dispose d’un budget confortable pour son prochain achat, tout en tenant à conserver une réserve importante. Un autre accepte une surface plus petite pour se rapprocher des services et alléger l’entretien. Le prix affiché n’explique qu’une partie de l’arbitrage.
« Qu’aimeriez-vous que ce changement de logement vous apporte ? » ouvre la discussion sur ces priorités. Les critères prennent ensuite leur sens : moins de travaux, davantage de proximité, des dépenses plus prévisibles ou un logement adapté aux années à venir.
Des propriétaires qui ne se considèrent pas comme riches ont pourtant des questions précises sur leur logement, leur famille et leur transmission.
Au total, 81 % des participants ne se jugent pas riches. Dans la liste des principaux signes de richesse proposés, 19 % citent la propriété de la résidence principale, contre 53 % pour la détention de plusieurs biens immobiliers. Plusieurs réponses étaient possibles. Une précédente enquête Immonot montrait déjà que les Français rêvent moins d’être riches que de vivre ailleurs.
Le contraste éclaire la place particulière du logement occupé. Pour son propriétaire, il représente d’abord un lieu de vie et le résultat d’un parcours. Sa valeur sur le marché ne change pas nécessairement les habitudes de consommation ni la manière de se situer socialement. Les dépenses d’entretien, les charges et les besoins du quotidien restent présents.
C’est aussi une question de vocabulaire pour l’étude. Un client se reconnaîtra volontiers dans « préparer l’avenir de ma maison » ou « aider ma fille à acheter ». Une présentation générale de la gestion de patrimoine lui semblera parfois destinée à des personnes plus fortunées.
Partir de ces préoccupations donne un point d’entrée au conseil. La réflexion s’engage autour d’une situation familière, puis s’élargit aux conséquences financières, familiales et patrimoniales de la décision.
Accompagner une acquisition avec une aide familiale suppose de comprendre les attentes de celui qui reçoit et de celui qui donne.
« Nos parents vont nous aider. » Un couple annonce cet apport lors du premier rendez-vous. Le montant reste approximatif, le calendrier n’a pas été discuté et personne n’a encore précisé la forme de cette aide. Dans la recherche immobilière, la somme est pourtant déjà intégrée au budget.
Du côté des parents, d’autres questions se posent : combien consacrer à ce soutien ? Quelle réserve garder pour les années à venir ? Comment tenir compte des autres enfants ? L’envie d’aider s’accompagne de préoccupations très concrètes sur sa propre sécurité.
L’enquête donne du poids à cette double lecture. 83 % jugent un héritage ou une aide familiale déterminant pour accéder plus facilement à la propriété. Et 53 % déclarent avoir eux-mêmes déjà reçu un héritage, une donation ou une aide familiale importante. Pour une partie des répondants, la solidarité entre générations appartient donc à leur histoire personnelle.
L’étude se trouve au croisement de ces parcours. Le négociateur recueille les éléments utiles au projet d’achat : montant envisagé, disponibilité des fonds, calendrier et échanges déjà engagés. Le rendez-vous avec le notaire approfondit les questions liées à l’aide, à la situation familiale et aux intentions de chacun.
Ce lien avec l’acquisition est bien présent dans les résultats : 32 % des répondants identifient l’utilité du notaire lors de l’achat de leur résidence principale. Expliquer dès le départ comment s’articulent négociation et conseil donne un contenu concret à cet accompagnement. Le client sait à qui parler et quels sujets aborder avant d’avancer.
Les priorités exprimées portent sur la sécurité que le patrimoine apporte aux proches et sur les projets qu’il aide à réaliser.
Des valeurs et une manière de vivre arrivent en tête de ce que les répondants souhaitent transmettre (27 %), presque à égalité avec la sécurité financière (26 %). L’argent ou l’épargne recueille 16 % des réponses, le logement 15 %.
Ces intentions donnent de l’épaisseur à la discussion patrimoniale. Derrière une somme à transmettre, il y a parfois le souhait de faciliter une installation, de soutenir un enfant moins à l’aise financièrement ou de préserver un équilibre familial. Derrière la conservation d’une maison, un attachement au lieu et l’espoir qu’il reste un point de rassemblement.
Faire préciser ces attentes permet de comprendre ce que le client cherche à préserver. Le choix d’un bien, d’un montant ou d’un calendrier trouve alors sa place dans un projet plus large.
Les répondants reconnaissent notamment l’utilité du notaire pour préparer une succession (42 %), protéger le conjoint ou la famille (37 %) et préparer une donation (36 %). Le conseil sur les conséquences juridiques et fiscales de leurs choix est également cité par 32 %.
Pour les services négociation, la rencontre avec ces sujets intervient souvent à l’occasion d’un changement de logement. Une vente ouvre une réflexion sur l’usage du prix : financer la prochaine résidence, conserver une épargne, aider les enfants. Chaque décision engage la suivante.
Notre précédente enquête sur les maisons devenues trop grandes explorait déjà cette difficulté à envisager la suite. Le logement concentre des questions de quotidien, d’autonomie et de transmission. Les traiter ensemble aide le client à donner une direction à son projet.
Une trame courte relie les critères immobiliers aux objectifs personnels et familiaux du client.
Ces questions donnent une place aux motivations que la fiche de recherche immobilière laisse parfois dans l’ombre. Une courte synthèse sert ensuite de fil conducteur : les priorités du client, les points encore ouverts et les échanges à prévoir avec son accord.
La communication de l’étude aide les clients à reconnaître les situations dans lesquelles solliciter un conseil, dès les premières réflexions.
Un propriétaire n’arrive pas toujours avec un projet de vente arrêté. Il se demande parfois simplement si sa maison lui convient encore, s’il serait raisonnable d’aider un enfant maintenant ou comment préserver son confort de vie en transmettant.
Sur le site de l’office, des sujets tels que « Aider son enfant à acheter », « Changer de logement et préparer la suite » ou « Transmettre tout en préservant ses projets » font écho à ces interrogations. Ils donnent aussi l’occasion de présenter les interlocuteurs de l’étude et les étapes de l’accompagnement.
Cette articulation se travaille notamment lors de la création ou de l’évolution du site de l’étude avec Notariat Services, en reliant la présentation de l’activité immobilière aux contenus consacrés à la famille et au patrimoine.
L’enjeu est que le lecteur se reconnaisse dans une situation et trouve une invitation claire à en parler. Pour celui qui réfléchit encore, savoir qu’un premier échange est possible constitue déjà un point d’appui.
Enquête Notariat Services menée du 27 août au 16 septembre 2026 auprès de 942 abonnés à la newsletter Immonot. Pourcentages arrondis, calculés sur les réponses renseignées ; choix multiples pour les signes de richesse et les situations d’intervention du notaire. Résultats non représentatifs de l’ensemble de la population française.

